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Les différents types de scrutins

Le scrutin : du latin scrutinium : action de fouiller, il désigne l’ensemble des opérations constituant l’élection. En France, tous les scrutins se déroulent dans la commune. Il sont secrets et se déroulent uniquement le dimanche, selon le code électoral. Le scrutin peut se dérouler en un tour, mais si le résultat n’est pas acquis dès le premier tour, un second tour est organisé.

Il est possible de distinguer plusieurs types de scrutins :

  • le scrutin uninominal (on vote pour une seule personne)
  • le scrutin de liste où figurent plusieurs candidats
  • le scrutin majoritaire (le candidat élu est celui qui a obtenu la majorité des voix)
  • le scrutin à la proportionnelle ou mixte (mélange des scrutins majoritaires et proportionnels)

Chaque mode de scrutin possède ses propres avantages et inconvénients.

Ainsi, si le scrutin proportionnel est censé donner une image fidèle de la situation politique, il conduit également à une pesanteur du système politique, les partis stables étant indépendants les uns des autres, et les partis charnières y jouant un rôle crucial.

Le scrutin majoritaire vise à désigner une majorité d’élus capables de gouverner, lorsqu’il ne comporte qu’un seul tour, il favorise les alternances mais entre seulement deux partis. Le scrutin majoritaire à deux tours a la souplesse de l’alternance avec plus de partis incités à conclure des alliances.

Les scrutins proportionnels rendent difficile l’émergence d’une majorité stable et cohérente, faisant primer une logique de coopération des partis (les partis se partagent le pouvoir comme les sièges). A l’inverse, les scrutins majoritaires conduisent le plus souvent à l’apparition de majorités stables, fondées sur un affrontement avec l’opposition (la coalition qui l’emporte gouverne seule) et au prix d’une injustice dans la représentation.

Le choix des scrutins correspond donc à une conception de la vie politique sur laquelle il influe forcément.

Exemple de scrutin à la proportionnelle 


Exemple de scrutin majoritaire 


La France a connu plusieurs modes de scrutin tout au long de son histoire, entre 1791 et 1871, c’est le scrutin de liste qui prévalait. A partir de 1871, la majorité monarchiste à l’Assemblée nationale institue le système majoritaire à deux tours. Plus tard, en 1945, le Général de Gaulle fait adopter le scrutin à la proportionnelle ; en 1958, le régime de la Vème République revient au scrutin uninominal majoritaire, pour l’élection des députés. Ce mode de scrutin avantage les grands partis et dégage des majorités stables. Il est cependant dénoncé par certains partis, notamment les Verts et le Front National, qui réclament les élections à la proportionnelle, jugées plus équitables.

Le cas du référendum est un cas particulier, il est utilisé pour permettre à tous les citoyens inscrits sur les listes électorales de se prononcer par oui ou par non sur une question posée par le chef de l’Etat. Pour être adoptés, ces projets doivent recueillir une majorité de « oui ». Depuis 1945, le référendum a été utilisé à douze reprises. Le dernier s’est déroulé le 29 mai 2005 à l’occasion de la ratification du projet de Traité constitutionnel européen.

Source : Les institutions de la France, Découverte de la vie publique, La Documentation Française, Paris, 2007

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