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S’engager dans la vie démocratique

La participation à la vie démocratique ne passe pas seulement par le vote, il existe de nombreux autres moyens de s’impliquer dans le débat. Si le vote et l’engagement dans les partis politiques sont bel et bien l’épine dorsale de notre démocratie, les associations, syndicats ou encore les mutuelles demeurent des piliers fondamentaux de notre système démocratique.

Conseils de jeunes

Si vous souhaitez vous impliquer dans la vie politique de votre village, ville, département ou région, vous pouvez rejoindre un conseil de jeunes jusqu’à l’âge de18 ans. Vous pourrez ainsi apporter vos idées, participer à des réalisations visant à améliorer la vie de vos concitoyens, donner votre avis sur des projets qui vous concernent et faire des propositions aux élus sur les dossiers qui vous intéressent.

Depuis le début des années 1990 le nombre de conseils de jeunes progresse constamment. La mise en place d’initiatives concrètes touche des domaines variés : cela va de la citoyenneté aux loisirs, de la solidarité à la santé, en passant par l’environnement ou encore la culture. Les actions vont de l’installation d’un terrain de skate ou d’une piste cyclable dans un quartier, à l’organisation d’une campagne de sensibilisation sur le sida, au vote, à la création d’un journal ou d’un festival.

Un exemple à un niveau à la fois français et européen : Le parlement européen des jeunes (PEJ). Fondé en France en 1994, le PEJ s’attache à impliquer les jeunes dans la construction de l’Europe en les intéressant au développement ainsi qu’à l’avenir de celle-ci. En rapprochant ainsi les jeunes de la vie publique européenne, en multipliant les échanges entre les jeunes des différents pays de l’union ainsi qu’en informant la jeunes quant aux question européennes, le PEJ permet de développer chez les jeunes une véritable conscience européenne en les sensibilisant aux enjeux les plus fondamentaux auxquels l’Europe est confronté tout en offrant un exemple concret de citoyenneté européenne active.

Visiter le site du PEJ France

Débats lors de la session nationale du PEJ à La Rochelle, mars 2002

© pejfrance.org

Les conseils consultatifs de quartier

En parallèle des conseils de jeunes se sont également développé les Conseils Consultatifs de Quartiers (CCQ). Véritable espace de concertation au sein des différents quartiers de la ville dans laquelle l’initiative est mise en place, il met en relation conseillers de quartiers, élus municipaux, associatifs, acteurs de la vie locale, participe à l’élaboration d’initiatives et de projets locaux ou à l’étendue bien plus importante. Les CCQ permettent donc de faire vivre une véritable démocratie locale, donnant la possibilité aux habitants des quartiers de devenir des citoyens engagés et des acteurs importants de la vie locale.

A ce jour, nombre de communes ont déjà mis en place des CCQ (Paris dans différents arrondissement, Bondy, Angers, Montpellier, Cergy, Brest, Rezé, Besançon)

Affiche d’incitation à la participation aux conseils de quartier dans le 15ème arrondissement de la ville de Paris

© paris15.fr

Les associations

« On est plus forts ensemble ». Cette doctrine se vérifie depuis cent ans dans les milliers de structures associatives en France. Les associations sont des corps intermédiaires à part entière, complémentaires du monde politique et syndical.

Près de 1 100 000 associations actives en France agissent pour retisser du lien social, aider les personnes en difficulté, défendre des principes moraux, des intérêts économiques ou environnementaux, soutenir des projets culturels ou associatifs. L’engagement associatif ou l’aide bénévole sont ainsi motivés par une éthique et un altruisme personnels.

L’association, pour exister légalement, doit être régie par la loi du 1er juillet 1901. Toute personne peut créer une association loi 1901. Il suffit d’effectuer une déclaration à la préfecture, et près de 50 000 associations sont créées chaque année, certaines pour une durée de vie très courte, pour un objectif ponctuel comme une aide après une catastrophe naturelle ou encore un projet culturel limité dans le temps.

Syndicats étudiants et représentations lycéennes

Il n’y a pas d’âge pour l’engagement militant. Au sein d’un syndicat, il peut débuter dès l’université et/ou l’université. Cette participation passe aussi par tous les niveaux de délégation et de représentation, où chacun peut siéger.

Au collège, les délégués de classe sont le premier niveau de représentation des élèves. Au lycée, il se décline jusqu’au niveau national, à travers des conseils de vie lycéenne (CVL), organisés au sein du lycée, au niveau académique, puis national. Les élus lycéens siégeant dans ces instances sont associés à l’organisation des études d’un point de vue matériel, sécuritaire et sanitaire, pour les premiers niveaux, jusqu’à la politique éducative nationale, pour le Conseil National de la Vie Lycéenne (CNVL) et le Conseil National de l’Éducation (CNE), où siègent également trois élèves élus.

À l’université, agissant comme des relais entre l’administration et les étudiants, des jeunes sont élus tous les deux ans pour participer à trois structures universitaires : le conseil d’administration, le conseil des études et de la vie universitaire (Cevu) et le conseil scientifique. À l’échelle nationale, des élus étudiants (par syndicat) siègent au sein du Crous (Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires), au Cnous (Centre national), et au Cneser (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche). Comme dans les instances lycéennes, le rôle de ces élus est toujours consultatif.

Malgré leur faible représentativité au lycée (environ 0,0005% des élèves syndiqués, selon le Ministère de l’Éducation nationale) comme à l’université (moins de 1% d’étudiants syndiqués), les organisation syndicales étudiantes jouent un rôle essentiel. Elles sont les interlocutrices privilégiées des responsables administratifs et politiques. Leurs représentants siègent dans la plupart des institutions locales et nationales.

Les syndicats et les salariés

Dans son alinéa 6, le Préambule de la Constitution stipule que : « Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix ». Cette liberté syndicale peut être exercée dès votre entrée dans le monde du travail.

D’abord créés pour aider les ouvriers en temps de grève, les syndicats sont progressivement devenus des organisations permanentes, avec pour vocation la défense des intérêts des salariés. La loi Waldeck-Rousseau reconnaît leur existence officielle en France en 1884. En 1946, le droit syndical et le droit de grève sont inscrits dans le préambule de la Constitution.

Pour défendre leurs intérêts et leurs droits, les salariés disposent des conseils des prud’hommes mais aussi, au sein des entreprises, d’une représentation élue (délégués du personnel, comités d’entreprise, créés en 1945, comités d’hygiène et de sécurité), et, depuis la loi de 1968, d’une représentation désignée par les grandes centrales syndicales (la section syndicale). Pour exercer leurs fonctions, ces représentants ont droit à des heures de « délégation » prises sur le temps de travail. Ils ont en outre des statuts qui les protègent (contre le licenciement par exemple).

L’arrêté du 31 mars 1966 désigne cinq confédérations syndicales reconnue comme étant « représentatives » sur le plan national : CGT, FO, CFDT, CFTC, et CFE-CGC. Ce texte leur donne (ainsi qu’aux syndicats qui leur sont affiliés dans les différentes branches professionnelles) le droit de négocier et de conclure des accords dans tous les secteurs. Les autres syndicats sont appelés « autonomes » et doivent prouver leur représentativité.

Affiches électorales avant des élections prud’homales

© Francetv.fr

Le service civil volontaire

Mis en place par la loi du 31 mars 2006, son but est de permettre à des jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus de s’engager au service d’une mission d’intérêt général dans une association, une collectivité territoriale ou un établissement public pour une durée pouvant aller de 6 à 12 mois. Cette initiative permet la rencontre de jeunes venus de milieux culturels divers et favorise donc une certaine mixité sociale et culturelle. Ce dispositif est piloté par l’Acsé (Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l’égalité des chances), et a pour vocation de promouvoir l’engagement des jeunes, à le rendre visible et a soutenir significativement cet engagement par la prise en charge d’une partie de l’indemnité versée au volontaire ou encore par le versement d’un complément de financement à la structure d’accueil pour l’accompagnement du jeune volontaire et la sa formation aux valeurs civiques.

Repère pour éduquer : Le service vicil volontaire

Ce type d’initiative existe également dans un cadre plus large que le simple cadre national, avec notamment le Service Volontaire européen et le Service Civil International.


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